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Blog d'un pov'con soixantenaire et soixante-huitard , qui a regardé étonnament ce pays anesthésié par un moulin à vent, et qui ne voit pas le changement arriver !

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Sarko

                              

La résistible ascension de Nicolas Sarkozy

Ultralibéral, atlantiste, ami du grand patronat, professionnel de la politique prêt à tout, l’itinéraire d’un enfant de Neuilly.


" Je ne suis pas né avec une cuiller dorée en bouche ", aime à répéter Nicolas Sarkozy. " Ce qui m’a façonné, c’est la somme des humiliations de l’enfance... Je n’ai pas la nostalgie de l’enfance parce qu’elle n’a pas été un moment particulièrement heureux. " Une enfance malheureuse ? Le petit Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa est né le 28 janvier 1955 à Paris. Un père publicitaire, une mère avocate. L’enfance, le petit Nicolas la passe dans l’hôtel particulier de sa mère, rue Fortuny dans le 17e arrondissement de Paris, puis à Neuilly-sur-Seine. Des études dans le très chic cours privé Saint-Louis de Monceau, puis l’Institut d’études politiques à Paris et un diplôme d’avocat obtenu à la faculté de droit de Nanterre. Son enfance malheureuse, ne se l’est-il pas construite pour tenter de sortir du costume d’ex-maire de Neuilly ?

Son contact avec la politique date de 1974 quand il assiste à un meeting de Jacques Chaban-Delmas pour l’élection présidentielle. Celui-ci, trahi par Chirac, sera battu par Giscard. C’est pourtant au RPR de Jacques Chirac que Nicolas Sarkozy commence son ascension. À vingt ans, aux assises du RPR de 1975, il est " le " jeune qui prend la parole. Ses parrains ? Charles Pasqua, patron du RPR des Hauts-de-Seine, et Achille Peretti, le maire de Neuilly, qui le fait entrer dans son conseil municipal. Pasqua sera d’ailleurs le témoin de Nicolas lors de son premier mariage en 1982. Une amitié durable ? Pas vraiment car l’année suivante, quand Achille Peretti meurt, Charles Pasqua compte sur Nicolas Sarkozy pour l’aider à s’emparer de la mairie de Neuilly. Mais Nicolas choisit de travailler pour son propre compte, visite tous les conseillers municipaux et rafle la mise contre le dirigeant RPR. Et le voilà à vingt-huit ans, maire de Neuilly-sur-Seine, et pourvu d’une solide réputation de traître au sein du RPR. Toujours est-il que la mairie de Neuilly sera un bon tremplin pour la carrière de Nicolas. La plupart des grands patrons français habitent " sa " commune ainsi que de nombreuses stars des médias. Martin Bouygues et lui sont inséparables. Bernard Arnaud, patron de LVMH, le leader des produits de luxe, sera le témoin de son second mariage avec Cécilia, l’ex-femme de son ami, l’animateur de télévision Jacques Martin. Des relations qui renforcent celles tissées au sein de sa propre famille par l’intermédiaire de son frère. Guillaume Sarkozy, de quatre ans son aîné, PDG des Tissages de Picardie, est en effet vice-président du MEDEF et président de l’Union des industries textiles. Parmi les intimes, de l’avocat d’affaires Nicolas Sarkozy, on note aussi Jean-Charles Decaux, fils de l’afficheur, Dominique Desseigne le PDG du groupe d’hôtellerie et de casinos Barrière ou Thierry Breton, le PDG de France Télécom. De 1993 à 1995, il est secrétaire d’État au Budget et porte-parole du gouvernement. Et lorsqu’après avoir soutenu la candidature d’Édouard Balladur à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy devient " persona non grata " à l’Élysée, c’est François Pinault, fondateur du groupe Artémis (La Redoute, la FNAC, Gucci...) et propriétaire du magazine le Point qui plaide sa cause auprès de Jacques Chirac. Pour Arnaud Lagardère, " Nicolas n’est pas qu’une force de caractère, c’est aussi une vision, un projet pour le pays ", et pour le patron des patrons Ernest-Antoine Seillière, Sarkozy est " le Zidane du gouvernement ".

Homme du patronat, Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas été également surnommé "Sarkozy l’Américain " ? En avril 2004, nouveau ministre de l’Économie, il se rend à Washington et demande à rencontrer deux des plus hauts responsables de l’administration Bush, Colin Powell et Condoleezza Rice, afin de " dédramatiser les désaccords que nous avons pu avoir " à propos de la guerre d’Irak. Et à l’occasion d’un discours devant les Français expatriés aux États-Unis, il vante " le formidable dynamisme et l’optimisme des Américains. Même si leur modèle n’est pas transposable en France, il faut s’inspirer de ses bons côtés. Aux États-Unis, on ne craint pas ceux qui réussissent, et l’on donne une seconde chance à ceux qui ont échoué. En France, on donne une allocation ". Avec Patrick Balkany, le maire de Levallois, Alain Carignon, l’ancien maire de Grenoble, Jacques Peyrat, maire de Nice et transfuge du Front national, il n’hésite pas à cultiver ses amitiés sulfureuses.

C’est un ultralibéral ami du grand patronat, un professionnel de la politique prêt à tout pour satisfaire son ambition, un atlantiste convaincu qui va mettre la main sur l’UMP, tremplin escompté vers un destin présidentiel. La France ne mérite-t-elle pas mieux que cet affamé du pouvoir ?

Olivier Mayer
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L
formidable ton site , je le mets dans mes favoris !! ahah ...
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S
Et pour poursuivre l'information concernant le petit Nicolas :<br /> <br /> http://sarkostique.over-blog.com<br /> <br /> Sarkostique : le blog reconnu d'utilité publique<br /> <br /> Sarkoph@ge
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H
J'espère que le film fera un "bide" et que l'acteur principal abandonnera le "cinéma"...
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