Blog d'un pov'con soixantenaire et soixante-huitard , qui a regardé étonnament ce pays anesthésié par un moulin à vent, et qui ne voit pas le changement arriver !
Chronologie de l'affaire Clearstream .
Septembre 2003: l'informaticien Imad Lahoud copie sur l'ordinateur de Florian Bourges, ancien auditeur chez Arthur Andersen, des fichiers clients et de transaction de la société luxembourgeoise de compensation financière Clearstream. Ils avaient été mis en relation par le journaliste d'investigations Denis Robert.
Octobre-novembre 2003: ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin remet au général Philippe Rondot des listes de comptes Clearstream provenant, selon lui, d'une pénétration informatique réalisée dans la base de données Clearstream par Imad Lahoud, qu'il a embauché chez EADS. Rondot est chargé d'enquêter sur la présence de fonctionnaires du ministère de la Défense sur ces listings qui s'avéreront trafiqués.
9 janvier 2004: réunion entre Dominique de Villepin, Gergorin et Philippe Rondot au Quai d'Orsay sur l'existence des listes de comptes illégaux de personnalités censés avoir été ouverts chez Clearstream. Selon Gergorin et Rondot, le nom de Nicolas Sarkozy aurait été évoqué. Selon Rondot, le ministre lui confie une mission de vérification sur ces listings, en se prévalant de Jacques Chirac, alors président de la République.
Mai à octobre 2004: Gergorin envoie anonymement à quatre reprises les listings trafiqués au juge Renaud van Ruymbeke, susceptible d'être intéressé par certains noms dans son enquête sur d'éventuelles commissions occultes lors de la vente en 1991 de frégates à Taiwan. Le nom de Nicolas Sarkozy y figure sous la forme patronymique «Stéphane Bocsa» et «Paul de Nagy».
3 septembre 2004: ouverture d'une instruction pour «dénonciation calomnieuse» à la suite d'une plainte d'un ancien dirigeant d'Airbus, Philippe Delmas, dont le nom figurait sur les listings et qui avait été placé en garde à vue, dans le cadre de l'enquête du juge van Ruymbeke.
31 janvier 2006: Nicolas Sarkozy se constitue partie civile
24 mars 2006: les policiers perquisitionnent le domicile du général Philippe Rondot à Meudon (Hauts-de-Seine) et mettent la main sur ses notes évoquant notamment la réunion du 9 janvier 2004.
1er juin 2006: Gergorin reconnaît l'envoi des lettres anonymes. Il est mis en examen.
9 juin 2006: Imad Lahoud est mis en examen.
22 mars 2006: Gergorin affirme que Lahoud lui a fourni les listes.
4 mai 2006: Van Ruymbeke comparaît devant le Conseil supérieur de la magistrature pour avoir secrètement rencontré Gergorin en 2004, avant de recevoir les listes anonymes.
22 juin 2006: Jacques Chirac refuse d'être entendu sur des «faits accomplis ou connus durant son mandat» et «dément catégoriquement avoir demandé la moindre enquête visant des personnalités politiques».
4 juillet 2006: une expertise de l'ordinateur de Rondot désigne Villepin comme ayant eu l'idée de la rencontre secrète Gergorin-Van Ruymbeke de 2004.
19 juillet 2006: Gergorin confirme la mise en cause de Villepin mais précise qu'au moment où le ministre a demandé à Rondot, sur ordre de Chirac, d'enquêter sur ces listings, tous étaient convaincus de la véracité des listes.
27 juillet 2006: Villepin dément toute manoeuvre politique et assure avoir uniquement demandé des vérifications. Il est mis en examen.
3 juin 2008: à la fin de l'instruction, le parquet estime qu'il n'y a pas de preuves contre Villepin et requiert un supplément d'information sur les liens Villepin-Lahoud, ainsi que le renvoi devant le tribunal de Gergorin, Lahoud, Robert et Bourges.
3 juillet 2008: fin de l'enquête après un nouvel interrogatoire de Villepin. Le parquet requiert le renvoi de Villepin en correctionnelle. Les juges signent leur ordonnance de renvoi le 18 novembre
(Source AFP)
Déclaration de Villepin , à son entrée au Palais de Justice :
"Je suis ici par la volonté d'un homme, je suis ici par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français", a déclaré M. de Villepin avant de rentrer dans la salle d'audience.
"Certains voudraient croire qu'il n'y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 et nous sommes en France", a-t-il ajouté soulignant que son "combat" est celui "de toutes celles et tous ceux qui se battent contre l'injustice, de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de l'abus de pouvoir".
source l'express
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