Quelle oeuvre !... une... digne du service public ! ...du vrai ! ... pas celui qui va
se déshonnorer encore ce soir , en servant la propagande du monarque ! ...eh oui, ce soir on va encore y avoir droit , simultanément sur la 2 et TF1..
J'en reviens à cette série , qui a réussi l'exploit de résumer en 6 épisodes de 53 minutes , toute la seconde guerre mondiale . Encore bravo ....
Etant particuliérement passionné par l'Histoire , j'ai beaucoup apprécié ..Mais , a mon avis , on n'a pas assez insisté , sur les raisons du pacte germano-soviétique, tant décrié , dont
nous ressassent à longueur de journée les anti-communistes primaires de notre petite France .. qui résulte d'un antécédent de taille , à savoir les accords de Munich en 1938 , résumés en
quelques images Un accord pitoyable de la France et de l'Angleterre , avec Hitler , qui
donne blanc seing à ce dernier d'envahir la Tchécoslovaquie , en espérant que çà s'arrêtera là ..
En effet , Le 30 septembre 1938, la France et l'Angleterre (représentées respectivement par Daladier et Chamberlain) signent les accords de Munich avec
l'Allemagne nazie et l'Italie , laissant libre champ à Hitler , pour annexer la Tchécoslovaquie, peuplée d'importantes minorités allemandes (les Sudètes) alors que de l'autre coté de l'Europe ,
l'URSS inquiétée par les projets d'expansion à l'Est de l'Allemagne nazie , presse à de nombreuses reprises, mais en vain , la France et le Royaume-Uni de conclure des accords
d'alliance incluant des clauses d'entraide militaire si l'un des pays venait à être attaqué par l'Allemagne
On peut donc aisément comprendre , que face à ces atermoiements franco-anglais, avec le Reich , .. et ces fins de non-recevoir , l'URSS, se détourne donc des démocraties occidentales
perçues alors , comme indifférentes sinon hostiles envers elle, et se rabatte à son tour sur un accord avec l'Allemagne..
Une mise au point que je tenais à rappeler tout en précisant que je n'ai jamais été communiste , et encore moins fan de Staline , l'un des plus grands criminels de notre histoire .
Autre aspect qui me désole , qui n'a rien à voir avec cette oeuvre , je le précise , celui des comémorations de cette sale guerre , tellles que l'on les célébre en France ..
Nos jeunes français ( et à venir ) , à force de voir comémorer sans cesse et uniquement le " débarquement du 6 juin 44 " en guise d' évémenent majeur de la victoire
contre le nazisme ...sont induits en erreur .. car ce n'est pas tout à fait exact , si l'on tient compte de la vérité historique , bien souvent tronquée dans notre zone occidentale du monde
...
J'y trouve même une insulte à l'histoire , dans la mesure ou l'on y ignore totalement ce qui se passait dans le même temps et même avant ( depuis fin 41 .bataille de Moscou )
..de l'autre coté de l'Europe ..
Un petit hommage aux 9 à 13 millions de soldats russes morts , envoyés comme de la chair à canon par Staline , ne serait pas de trop ,( c'est même indécent ! )... dans cette
comémoration sublime , sans lesquels , tout débarquement sur les côtes de Normandie , aurait été impossible .. n'en déplaise à Sardou !
Et à l'occasion , tiens, il est bon de rappeler ceci ( déjà fait lobjet de l'un de mes articles )
le Reich n'a pas été vaincu sur les plages de Normandie mais bien dans les plaines de Russie.
Rappelons les faits et, surtout, les chiffres.
Quand les Américains et les Britanniques débarquent sur le continent, ils se trouvent face à 56 divisions allemandes, disséminées en France, en Belgique et
aux Pays Bas.
Au même moment, les soviétiques affrontent 193 divisions, sur un front qui s'étend de la Baltique aux Balkans. La veille du 6 juin, un tiers des soldats
survivants de la Wehrmacht ont déjà enduré une blessure au combat. 11% ont été blessés deux fois ou plus. Ces éclopés constituent, aux côtés des contingents de gamins et de soldats très âgés,
l'essentiel des troupes cantonnées dans les bunkers du mur de l'Atlantique. Les troupes fraîches, équipées des meilleurs blindés, de l'artillerie lourde et des restes de la Luftwaffe, se battent
en Ukraine et en Biélorussie.
Au plus fort de l'offensive en France et au Benelux, les Américains aligneront 94 divisions, les Britanniques 31, les Français 14. Pendant ce temps, ce sont 491
divisions soviétiques qui sont engagées à l'Est.
Mais surtout, au moment du débarquement allié en Normandie, l'Allemagne est déjà virtuellement vaincue. Sur 3,25 millions de soldats allemands tués ou disparus
durant la guerre, 2 millions sont tombés entre juin 1941 (invasion de l'URSS) et le débarquement de juin 1944. Moins de 100.000 étaient tombés avant juin 41. Et sur les 1,2 millions de pertes
allemandes après le 6 juin 44, les deux tiers se font encore sur le front de l'Est. La seule bataille de Stalingrad a éliminé (destruction ou capture) deux fois plus de divisions allemandes que
l'ensemble des opérations menées à l'Ouest entre le débarquement et la capitulation.
Au total, 85% des pertes militaires allemandes de la deuxième guerre mondiale sont dues à l'Armée Rouge (il en va différemment des pertes civiles allemandes : celles-ci sont, d'abord, le fait des
exterminations opérées par les nazis eux-mêmes et, ensuite, le résultat des bombardements massifs de cibles civiles par la RAF et l'USAF).
Le prix payé par les différentes nations est à l'avenant.
Dans cette guerre, les Etats Unis ont perdu 400.000 soldats, marins et aviateurs et quelques 6.000 civils (essentiellement des hommes de la marine
marchande).
Les Soviétiques quant à eux ont subi, selon les sources, 9 à 12 millions de pertes militaires et entre 17 et 20 millions de pertes civiles. On a calculé que 80% des
hommes russes nés en 1923 n'ont pas survécu à la Deuxième Guerre Mondiale.
De même, les pertes chinoises dans la lutte contre le Japon -- qui se chiffrent en millions -- sont infiniment plus élevées -- et infiniment moins connues -- que
les pertes américaines.
Ces macabres statistiques n'enlèvent bien évidemment rien au mérite individuel de chacun des soldats américains qui se sont battus sur les plages de Omaha Beach,
sur les ponts de Hollande ou dans les forêts des Ardennes. Chaque GI de la Deuxième guerre mondiale mérite autant notre estime et notre admiration que chaque soldat russe, britannique, français,
belge, yougoslave ou chinois.
Par contre, s'agissant non plus des individus mais des nations, la contribution des Etats Unis à la victoire sur le nazisme est largement inférieure à celle que
voudrait faire croire la mythologie du Jour J. Ce mythe, inculqué aux générations précédentes par la formidable machine de propagande que constituait l'industrie cinématographique
américaine, se trouve revitalisée aujourd'hui, avec la complicité des gouvernements et des médias européens. Au moment ou l'US-Army s'embourbe dans le Vietnam irakien, on aura du mal à nous faire
croire que ce serait le fait du hasard...
Alors, bien que désormais les cours d'histoire de nos élèves se réduisent à l'acquisition de « compétence transversales », il serait peut-être bon, pour une fois,
de leur faire « bêtement » mémoriser ces quelques savoirs élémentaires concernant la deuxième guerre mondiale :
- C'est devant Moscou, durant l'hiver 41-42, que l'armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.
- C'est à Stalingrad, durant l'hiver 42-43, qu'elle a subi sa plus lourde défaite historique.
- C'est à Koursk, en juillet 43, que le noyau dur de sa puissance de feu -- les divisions de Pantzers- tigres-- a été définitivement brisé (500.000 tués et 1000
chars détruits en dix jours de combat !).
- Pendant deux années, Staline a appelé les anglo-américains à ouvrir un deuxième front. En vain.
- Lorsqu'enfin l'Allemagne est vaincue, que les soviétiques foncent vers l'Oder, que la Résistance -- souvent communiste -- engage des révoltes insurrectionnelles
un peu partout en Europe, la bannière étoilée débarque soudain en Normandie...
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